Coaching : Comment Nash va améliorer le jeu des Lakers
Nous sommes le 11 juillet, jour du début des officialisations de différents deals mis en place en NBA depuis le premier jour du mois. Parmi ces moves de plus ou moins grande importance, il y a bien entendu l’arrivée de Steve Nash aux Lakers contre des tours de draft et une trade-exception récupérée grâce au départ de Lamar Odom à Dallas. Si ce transfert relance complétement l’avenir des Angelinos, comment se traduira-t-elle dans le jeu des nouveaux coéquipiers du MVP 2006 ?
Analyse.
Les principales qualités de Steve Nash, ce sont sa sélection de shoot (plus de 50 % de réussite pour un meneur, c’est impressionnant !), son altruisme et son sens du timing à la passe. Véritable maestro du pick-and-roll, fastbreak ou autre pick-and-pop, le Canadien place toujours son équipe parmi les meilleurs attaques de la NBA. Andrew Bynum et surtout Pau Gasol pourront ainsi profiter des caviars de Nash. L’intérieur espagnol devrait pouvoir toucher plus de ballons en attaque, et peut-être relancer sa carrière, étant un peu à côté de ses pompes depuis deux ans. Jouer aux côtés d’un vrai meneur passeur devrait le replacer parmi les meilleurs à son poste, si jamais il n’en faisait plus partie.
Sur pick-and-roll, ici avec Bynum comme poseur d’écran, les Lakers peuvent disposer d’une arme offensive de premier choix. Nash peut aussi bien shooter en tête de raquette (ce que Sessions ne faisait jamais), pénétrer (ce que Steve Blake ne faisait jamais) ou passer la balle à un coéquipier démarqué (ce que Kobe ne faisait… pardon), le pick-and-roll créeant souvent un décalage dans les rotations défensives adverses. La défense du pick-and-roll était d’ailleurs le point faible de ces mêmes Lakers l’an dernier, Bynum manquant cruellement de Q.I. basket pour anticiper et prendre la meilleure décision. Pau Gasol présente quant à lui la faculté de s’écarter après avoir posé l’écran pour shooter à mi-distance : c’est alors un pick-and-pop.
Bryant devra modifier son jeu
D’un autre côté, l’arrivée de Nash doit encourager Kobe à laisser les clés du camion sur la longueur du match. Comme il le dit lui-même, le Black Mamba va enfin pouvoir (ou devoir) jouer comme un véritable shooting-guard. Tir en sortie d’écran, démarquage,… Voilà comment Bryant devra obtenir des tickets-shoots l’an prochain. Même si sa vision du jeu lorsqu’il joue l’isolation associée à celle de Nash pourrait bien donner des systèmes sympathiques comme celui-ci, utilisé souvent à Phoenix pour un alley-oop entre Shannon Brown et Nash :
L’autre qualité de Nash, c’est son habitude de réussir à accèder à la raquette avec la balle, passer sous le cercle et ressortir la balle sur ses tireurs. C’est presque devenu un cliché du jeu du MVP 2006 et 2007 tellement ce mouvement est récurrent dans son jeu. Bien positionnés, les artilleurs foont très souvent mouche, et les Suns ont toujours été bien placés en fin d’année dans les catégories comme la réussite à 3-pts ou le nombre de shoots extérieurs convertis.
Autre point fort du jeu de Steve Nash : la capacité de bien donner la balle au bon moment à ses shooteurs sur contre-attaque, ce qui devrait faire les affaires de Bryant, Goudelock ou encore Steve Blake qui pourrait être décalé au poste 2. Le run-and-gun de Mike D’Antoni époque Suns reste un symbole de cette faculté de Nash à trouver ses coéquipiers. Toutefois, on doute que Mike Brown, coach à vocation plutôt défensive, se laisse entraîner dans cette stratégie attrayante mais pas nécessairement gagnante…
Quoiqu’il en soit, en signant Steve Nash, les Lakers ont non seulement amélioré leur effectif, mais également la qualité de leur jeu, lent et parfois stéréotypé. Metta World Peace doit se réjouir que le « Pass to Kobe » ait été mis entre parenthèses pour l’instant…










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