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JO : du beau jeu et des adieux

Posted by Poster On août - 13 - 2012

Il est temps de fermer le dossier JO. Temps de dire au revoir à certaines idées qu’on se faisait du basket international, ainsi qu’à certains personnages incontournables qui ont fait grandir ce sport au cours d’une décennie.

Les phases de poule :

Deux poules plutôt déséquilibrées pour commencer le tournoi olympique. Dans le groupe A, nos Bleus sont bien entourés. Ils devront en effet jouer les États-Unis et leur armada, ainsi que l’Argentine, la Lituanie, la Tunisie et le Nigéria, dans cet ordre là s’il vous plait. Dans le groupe B, l’Espagne fait figure de grand favori, car elle côtoie la Russie de Kirilenko, l’Australie de Patty Mills, le Brésil de Varejao, la Grande-Bretagne de Luol Deng et la Chine de Yi Jianlian.

Alors que Team USA, propulsée par son banc, se promène sur son chemin vers les quarts – avec notamment un record contre le Nigéria (83 points d’écart et le plus de points inscrits : 156-73), la France réalise un beau coup en battant ses 4 adversaires suivants les États-Unis. Parker monte en régime, Batum et Diaw font de bons matchs, mais le secteur intérieur est souvent mis en difficulté. Le banc lui, a du mal à rentrer dans son tournoi.

Peu importe. La 2e place est assurée et le tableau dégagé. Car les Bleus évitent ainsi Team USA en demi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’était sans compter sur la roublardise de l’Espagne. Appelés à dominer le groupe B, les espagnols se sont appliqués à éviter les USA. Après une défaite surprenante contre la Russie, qui terminera 1e du groupe, la Roja perd contre le Brésil et termine à la 3e place de son groupe. Ce qui la destine à jouer la France, son grand rival continental qu’elle a toujours battu ces dernières années.

Après ce beau scandale – il est interdit de calculer aux JO, je le rappelle, et des athlètes chinois et coréens ont été exclus pour cette raison – auquel le CIO ne trouvera rien à reprocher, il faut noter les bonnes performances de nos amis Russes et Australiens. Les Aussies ont arraché leur qualif grâce à un Patty Mills du tonnerre (meilleur marqueur du tournoi avec 21,5 points) et 3 victoires sur la Grande-Bretagne, la Chine et la Russie.

Les Anglais, eux, malgré beaucoup d’efforts, repartent par la petite porte après être passé si près contre l’Espagne. Luol Deng a certes été trop inconstant mais a montré à quel point il était précieux.

Le tableau final :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

France-Espagne, États-Unis-Australie, Russie-Lituanie et Argentine-Brésil, voilà les quatre affiches des quarts. A chaque fois, un enjeu continental, social ou historique, sauf pour Team USA qui est appelé à se promener contre l’Australie des Ingles et compagnie (+33 au final : 119-86).

France-Espagne, c’est l’éternelle revanche. Les français ont ainsi un match à gagner pour faire oublier la préparation, l’euro, le mondial et toutes ces compétitions où elle est tombée contre le génie espagnol. Et puis nos voisins ont perdu deux matchs pour nous rencontrer. Au terme de 40 minutes tendues et de 30 minutes impressionnantes, ce sont les endettés qui s’imposent. Enfin, ceux qui le sont le plus, les espagnols quoi ! Nous passerons sur leur maitrise du corps arbitral et l’incapacité française d’inscrire le moindre panier en 5 minutes (66-59).

La Russie se libère facilement de ses voisins lituaniens, 83-74, avec un banc prêt à prendre la relève quand le duo Shved-Kirilenko peine. Mozgov, lui, continue son excellent tournoi et domine Kleiza et ses adversaires.

L’Argentine, quant à elle, est en plein milieu de son jubilé. C’est la fin d’une époque et d’une génération. Ces Ginobili, Prigioni – même arrivé plus tard – Scola, Delfino, Nocioni, Gutierrez ont illuminé le basket international pendant de longues années. Ils ont montré à quel point le jeu latin pouvait revendiquer le titre de « plus beau basket du monde ». Champions du monde, champions olympiques, ils sont en course pour une dernière médaille, en forme de baroud d’honneur.

Ils éliminent pour cela leur voisin brésilien, et contrent les 22 points des Huertas et Barbosa grâce à un jeu léché et une belle défense.

Comme à son habitude, l’Espagne est encore menée après 30 minutes de jeu. La Russie fait tourner. Sergio Scariolo engueule son équipe avant d’entamer les 10 dernières minutes d’un match crucial. Nous sommes en demi-finale, et les Gasol sont en danger. Mais la machine va reprendre. Navarro va planter et Fernandez va pleurer. Chacun fait ce qu’il sait faire après tout. L’Espagne sortira rescapée de ce match, et certainement grandie, car ses points faibles sont encore mis en lumière (67-59)

« L’Espagne devait affronter les États-Unis »

Dans le match suivant, il n’y a que peu de suspense. Les États-Unis avaient eu du mal contre l’Argentine en préparation ? Ce n’est plus le cas. La vitesse, la défense et l’athlétisme. 3 points qui font douter les Argentins. Et pour les noyer définitivement, il suffit d’ajouter une belle adresse longue distance. Durant et Anthony continuent leurs énormes performances. James, lui, reste le meilleur joueur du monde (109-83).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La finale était courue d’avance (lire à cette occasion mon article sur ce sujet, et écouter nos podcasts pré-JO). L’Espagne devait affronter les États-Unis. Le champion d’Europe contre le champion du Monde. Une reprise de 2008. Reste à savoir quel gout les joueurs laisseront aux spectateurs.

Le match précédent, serré et assez rythmé, avait empéché les Argentins de tenir dans leurs mains une belle médaille de bronze. Les Russes pouvaient apprécier: ils remportaient leur première médaille olympique pour le basket de leur pays depuis la fin de l’URSS. Avec seulement 6 joueurs avec des points inscrits dans ce match (81-77).

Pour le dernier match de coach K, les all stars US n’ont pas faibli. Ils ont été inquiétés, car l’Espagne est toujours restée au contact. Ils ont pesté contre l’arbitrage et les simulations ibèriques – ça alors ! -, mais Durant a fait son show en allumant à 3-points. Il faut dire que la distance FIBA de la ligne correspond pour le joueur d’OKC à un simple layup. Mais tout cela devrait bientôt changer.

Team USA, peut-être la deuxième meilleure équipe de tous les temps (il n’y a toujours pas de débat), dit ainsi au revoir à son coach. Mike Krzyzewsky quitte le poste de la sélection US avec un bilan pas dégueu : 62 victoire, 1 défaite, 50 wins consécutives.

Au revoir donc. A dans 4 ans pour un nouveau tournoi Olympique, à Rio cette fois-ci. Coach K, merci. Argentins, merci et bravo.

Mentions spéciales :

Patty Mills, Carmelo Anthony, Kevin Durant, LeBron James, Kevin Love, Boris Diaw, Manu Ginobili, les frères Aminu, les goggles de Tony Parker, le mono-sourcil d’Anthony Davis qui choppe le dernier ballon, les plongeons de Fernandez, les déclarations de Batum après le quart contre l’Espagne, Andrei Kirilenko et Alexey Shved, le basket Tunisien qui n’a jamais laché…

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1 Response

  1. Dunk Says:

    On peut même dire que la petite phrase inscrite sur l'arceau colle parfaitement à la sélection argentine. "Inspire a generation", c'est exactement ce qu'on fait ces quelques joueurs bourrés de talent.

    Bravo à eux, et surtout à Ginobili !

    Posted on août 13th, 2012 at 16 h 38 min

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