Kevin Martin, histoire d’un scoreur…
C’est la principale contrepartie offerte par les Rockets au Thunder dans le trade de James Harden. Accompagné du prometteur Jeremy Lamb dans l’Oklahoma, l’ancien King Kevin Martin va enfin jouer pour une franchise ambitieuse, après des années à Sacramento et Houston. Juste récompense pour un joueur peu médiatisé par rapport à ses performances ?
Né en 1983 dans l’Ohio, Kevin Martin est un homme au grand coeur. Capable de donner des milliers de dollars à une association voulant rendre obligatoires les ceintures de sécurité dans les bus scolaires, par exemple. Major de sa promotion au lycée de Zanesville, il évolue trois ans à l’université de Western Carolina, finisssant ses trois années d’études avec plus de 1800 pts au compteur (record de la fac’) et… un diplôme de management sportif.
Leader de la pire équipe de la NBA
Durant une Draft 2004 de grande qualité (Dwight Howard, Emeka Okafor, Devin Harris, Luol Deng, Andre Iguodala, Al Jefferson, Josh Smith, Jameer Nelson Kris Humphries et bien d’autres,…), il est sélectionné en 26ème position par les Sacramento Kings, à ce moment là au top de la Conférence Ouest (Chris Webber, Brad Miller et toute la clique qui aurait pu (du?) gagner un titre NBA). Sa saison rookie est timide (3 pts de moyenne), la suivante est bien meilleure. Profitant de la blessure de Bonzi Wells à l’arrière, il s’installe comme titulaire aux côtés de Ron Artest. 11 pts de moyenne au final et un premier tour de Play-Offs contre les Spurs, futurs champions. L’autre K-Mart garde une pensée pour ses mentors :
» Je tiens à remercier Doug Christie pour m’avoir appris à défendre en NBA, et Cuttino Mobley pour m’avoir aidé à perfectionner mon shoot (sic) «
Les saisons suivantes confirment cette embellie : 20 pts de moyenne en 2007 (second au vote pour le Most Improved Player), 23 pts en 2008 (dont un record en carrière de 48 points contre les Timberwolves) et 25 enfin en 2009. De quoi signer un beau contrat de 55 M$ sur 5 ans, tandis que les Kings plongent dans les bas-fonds de la NBA depuis la perte des Artest, Webber, etc… (moins de 20 victoires chaque année entre 2008 et 2010). Martin score, encore et encore.

L’arrivée de Tyreke Evans après la Draft 2009 pousse Martiin vers la sortie. Echangé à Houston contre Carl Landry, il arrive dans une franchise orpheline de Yao Ming et de tracy McGrady. Si ses performances au scoring restent régulières (23 pts en 2011, puis 17 en 2012), il peine toujours à faire gagner sa nouvelle équipe. Mais pourtant, il score toujours autant.
Doté d’un shoot pour le moins peu orthodoxe, il est souvent dépeint comme un pur scoreur trop uni-dimensionnel. Lent pour un arrière, physiquement très juste, défenseur médiocre,… Martin attire les critiques et finit par devenir « persona non-grata » de son coach Kevin McHale qui cherchera sans cesse à le trader jusqu’au caprice de James Harden ce week-end. Martin plie bagage pour l’Oklahoma, et rejoint enfin une franchise qui joue le titre. Histoire de montrer que non, il n’attire pas la poisse partout où il passe, et qu’il peut aider une franchise à atteindre les Finals.
Amusant par ailleurs de l’entendre déclarer vouloir devenir le « Ray Allen » de Kevin Durant et Russell Westbrook quand on connait la pureté du shoot du néo-Floridien…




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