Règles
a) En attaque :
Lorsqu’un joueur est en possession du ballon, il doit dribbler, c’est-à-dire faire constamment rebondir le ballon sur le sol avec les mains, pour pouvoir se déplacer avec. Si le joueur qui possède le ballon prend plus de deux appuis sans dribbler, ou s’il fait un saut complet en conservant le ballon à la retombée, il est alors sanctionné par un marcher (en anglais : traveling), qui est visible lorsque l’arbitre qui a signaler la violation fait un moulinet avec les bras, et le ballon est rendu à l’équipe adverse par une remise en jeu.
Lorsqu’un joueur reprend son dribble après l’avoir arrêté, récupère le ballon après l’avoir lâché sans que celui-ci n’ait rien touché, il est sanctionné par une reprise de dribble (double dribble en anglais), symbolisé par un mouvement de l’arbitre qui alterne le plat puis le dos de sa main, et le ballon est rendu à l’équipe adverse.
De même, un joueur qui a le ballon n’a pas le droit de poser sa main sous le ballon au cours de son dribble, ce qui constitue un porter de ballon (carry) et le ballon est alors rendu à l’adversaire. La main doit en effet toujours être au-dessus du ballon.
Tout joueur peut passer le ballon à un coéquipier en le lui lançant. Lorsque le destinataire marque un panier sans dribbler, on parle de passe décisive.
Afin de marquer des points, tout joueur peut lancer le ballon dans le panier adverse. Si le ballon passe complètement à travers l’arceau, le panier est validé et rapporte un, deux, ou trois points. L’équipe adverse doit alors remettre le ballon en jeu derrière la ligne de fond.
L’équipe en attaque dispose de 8 secondes pour franchir sa moitié de terrain appelée zone arrière (auparavant fixée à 10 secondes, la limite a été baissée pour favoriser le jeu offensif). Elle a en tout 24 secondes pour tenter un tir.
Jusqu’en 2010, l’horloge des 24 secondes est réinitialisée dès qu’un tir touche l’anneau ou dès qu’un joueur adverse contrôle le ballon sur le terrain ou commet une faute. En cas de contre ou si un tir est tenté et que la balle ne touche pas l’anneau, l’horloge continue. Depuis septembre 2010, si une équipe subit une faute en attaque alors que le temps de possession restant est inférieur à 14 secondes, l’horloge n’est réinitialisée qu’à 14 secondes.
Un joueur en attaque ne peut rester plus de 3 secondes d’affilée dans la zone restrictive. Les 3 secondes ne sont plus comptabilisées dès que la balle touche le cercle.
Lors d’une remise en jeu, l’équipe attaquante dispose de 5 secondes pour mettre la balle en jeu. Si ce temps n’est pas respecter, la balle va à l’adversaire. Pour éviter ce genre de sanction les joueurs qui font la remise en jeu peuvent prendre un temps mort, afin de conserver la possession de la balle.
Un joueur qui possède le ballon et qui arrête de dribbler a 5 secondes pour s’en débarrasser (par une passe, un tir, ou en la faisant habilement toucher par un adversaire) si le joueur adverse le soumet à une pression défensive (action de défense rapprochée).
Si le ballon rentre dans le panier sans rien toucher on appelle cela un « swish ». S’il ne touche ni le panier ni la planche on dit qu’on a fait un « air ball ».
b) En défense :
Les défenses ne sont pas nées toutes en même temps. Voici un ordre chronologique de l’apparition des différentes défenses essentiel au basket-ball :
- La défense spontanée, intuitive, sauvage
On parle ici d’un vrai foutoir. Aucun ordre n’était donné, « Les joueurs couraient dans tous les sens et sur tout le terrain, ils essayaient de prendre le ballon à l’adversaire. » Les joueurs n’avaient pas encore de zones pré définies, et ne restaient pas au même endroit sur deux défenses consécutives. Cette défense est aujourd’hui celle faite par les jeunes joueurs, les jeunes chiens fous, sans formation basket au préalable.
- La défense individuelle stricte
Chaque joueur annonce qu’il va défendre sur une personne en particulier et va ainsi s’évertuer à le suivre sur tout le terrain afin de l’empêcher au maximum d’avoir accès au ballon sur la séquence offensive. C’est la première défense organisée qui entraîne le développement de la responsabilité défensive. Cette défense permet de mettre en difficulté une équipe de même niveau. Cependant cette défense a ses limites quand l’attaquant est très fort, car il a l’habitude de déjouer cette tactique, surtout si les défenseurs ne sont pas au niveau.
- La défense de zone
Cette défense pose également pas mal de problèmes aux attaquants car il est difficile de pénétrer dans la raquette et les attaquants sont dans l’obligation de tirer à mi-distance. La zone de référence dans les années 1960 est la 2-1-2. Aujourd’hui on parle de 3-2 (les deux arrières et le meneur sont en tête de raquette et empêchent toute pénétration d’un adversaire pendant que les deux intérieurs s’évertuent à déloger les adversaires adverses de leurs positions d’attaque, à les mettre à mal) ou 2-3 (3 joueurs sont positionnés en bas de la raquette, tandis que les deux autres courent à s’en décrocher les poumons pour contenir tout shoot extérieur). C’est avec l’apparition des zones que la notion de jeu rapide (avant la mise en place de la défense) apparaît.
- La défense individuelle avec prise de risque limité
Les joueurs sont toujours à défendre sur une personne en particulier mais tout en limitant les efforts. C’est à ce moment-là que la notion d’aide apparaît. Les défenseurs réagissent et se placent en fonction des déplacements du porteur du ballon et surtout pour compenser le fait qu’un de leur coéquipier s’est fait complètement dépasser par le porteur de balle.
À partir de 1960, le basket-ball prend un grand tournant. Une règle essentielle change : la règle du marcher. Avant, le basketteur pouvait faire deux pas avant son dribble et deux après son dribble. Ce changement permet au défenseur de devenir plus agressif. La défense n’est plus un moment passif du basket-ball, il devient une reconquête de la balle.
Aujourd’hui, il existe principalement deux manières de défendre pour une équipe : la défense de zone et la défense individuelle. Dans la première, chacun des cinq joueurs doit couvrir une partie spécifique de la moitié du terrain, et prendre en charge un joueur adverse lorsque celui-ci pénètre dans sa zone.
Jusqu’en 2001, ce type de défense était interdit en NBA. Dans une défense individuelle, chaque joueur prend en charge un adversaire et s’occupe de rester près de celui-ci tout au long de la partie. Il existe de nombreuses variantes mêlant ces deux tactiques défensives. Nous pouvons notamment parler de la Zone presse apparue en 1964. Bien faite, cette défense est très utile pour récupérer rapidement un maximum de ballons.
Lors d’un tir, les défenseurs ont le droit de contrer la balle tant que celle-ci est en phase ascendante vers le panier. Un contre effectué en phase descendante (en anglais : « goal tending ») est illicite et dans ce cas le panier est accordé.
Au basket-ball, les contacts avec le porteur de balle sont généralement proscrits. En cas de choc, c’est généralement le défenseur qui est sanctionné par une faute personnelle, sauf lorsqu’il est immobile et que c’est l’attaquant qui le percute, auquel cas l’attaquant est sanctionné par un passage en force et la balle est rendue à l’autre équipe.
En cas de faute du défenseur sur dribble (contact avec le bras, obstruction), la balle est remise à l’équipe attaquante au niveau où la faute a été commise, en dehors des limites du terrain.
Quand une faute personnelle est commise sur un joueur qui tire ou s’apprête à tirer, ce joueur doit alors tirer deux lancers francs, trois s’il s’agit d’un tir à trois points, mais un seul lorsque le panier est réussi et accordé.
Lorsqu’un joueur a commis cinq fautes personnelles (six en NBA) au cours du match, il est alors remplacé et n’a plus le droit de rejouer jusqu’à la fin du match.
À chaque quart-temps, une fois qu’une équipe totalise quatre fautes, l’équipe adverse tire alors automatiquement des lancers francs à chaque nouvelle faute adverse.
Si une équipe se trouve en zone avant (moitié de terrain adverse) avec le ballon, et que ce dernier vient à revenir en zone arrière (par une passe ou un appui dans sa propre moitié de terrain), l’arbitre siffle un retour en zone. Le ballon est rendu à l’adversaire à l’endroit le plus proche de la violation, en dehors des limites du terrain.
Citations célèbres :
« On marque en attaque, on gagne en défense » (Morisson)
« Mon meilleur souvenir du basket serait que l’équipe adverse ait marqué zéro points » (Bobby Knight)
« L’attaque fait lever les foules, tandis que la défense fait gagner les titres » (Michael Jordan)
« Nous n’avons pas besoin de héros mais d’un travail d’équipe » (Doc Rivers)
Lorsqu’un tir manque la cible, les joueurs des deux équipes peuvent essayer de récupérer la possession du ballon avant ou après qu’il ne retombe au sol, c’est ce qui s’appelle un rebond.
Un défenseur peut essayer de récupérer le ballon lorsqu’un adversaire dribble, tente de le passer à un coéquipier ou tient la balle dans les mains. Lorsqu’il y parvient sans commettre de faute, il réalise une interception.
c) Les joueurs et leurs postes :
Que ce soit en attaque ou en défense, chaque joueur joue à un poste précis. Il existe de nombreuses variations et possibilités, mais le schéma de base fonctionne avec cinq postes dits « classiques » :
- Le pivot (ex : Shaquille O’Neal, Kareem Abdul-Jabbar, Dwight Howard) : C’est généralement le joueur le plus grand et le plus fort. En défense, il se positionne près de son panier et protège le secteur intérieur, avec des bonnes capacités au rebond et au contre.
- L’ailier fort (ex : Karl Malone, Kevin Garnett, Dirk Nowitzki) joue un rôle similaire au pivot et forme avec lui le secteur intérieur. Il est généralement plus petit que le pivot et peut évoluer plus loin du panier.
- Le « petit » ailier ou ailier shooteur (ex : Larry Bird, LeBron James, Carmelo Anthony) est un joueur extérieur, agile et rapide. Occasionnellement, il peut venir aider les intérieurs au rebond.
- L’arrière (ex : Michael Jordan, Dwyane Wade, Kobe Bryant) est un joueur dont le jeu est principalement orienté à l’extérieur. Il varie son jeu en pénétrant dans la raquette et en tirant des paniers à trois points.
- Le meneur (ex : Magic Johnson, Chris Paul, Derrick Rose, Tony Parker ) est chargé de distribuer la balle et d’organiser le jeu en attaque. Il monte la balle depuis son propre camp et annonce les tactiques à mettre en place. En plus de bonnes capacités au dribble, il doit avoir une excellente vision du jeu pour pouvoir distribuer le ballon à ses coéquipiers.
Les postes traditionnellement en position offensive.
En Europe, les postes qu’occupent les joueurs peuvent varier : il y a souvent deux pivots placés aux abords de la raquette (chargés principalement de prendre les rebonds), deux ailiers placés à l’extérieur, au niveau de la ligne des trois points (joueurs polyvalents capables d’occuper tous les postes) et un meneur chargé de distribuer le jeu.
Habituellement, les postes sont désignés par des numéros :
- Meneur (point guard) : n°1
- Arrière (shooting guard) : n°2
- Petit ailier (small forward) : n°3
- Ailier fort (power forward) : n°4
- Pivot (center) : n°5



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