NBA: Et si on renversait le système !?
Pour l’instant, la NBA est toujours en attente de bonnes nouvelles… Avant de savoir ce qu’il va advenir de toutes ses négociations, Posterdunk vous propose de changer les choses.
Et oui! Depuis maintenant plus de 120 jours, on nous parle d’un système de partage des revenus, de hard cap, de salary cap, avec des exceptions qui vont dans tous les sens. Tout cela est fort complexe et très peu compréhensible dans son ensemble pour la plus grosse majorité d’entre nous… Ainsi, tout au long de cet article, en émettant évidemment certaines hypothèses, nous allons essayer d’expliquer un nouveau système qui serait plus simple à imaginer et à comprendre.
Pour l’instant, les joueurs sont payés à partir de contrats garantis, c’est à dire que même s’ils se blessent, qu’ils jouent mal, qu’ils font perdre leur équipe, les propriétaires sont quand même tenus de leur verser l’intégralité de la somme prévue. On pourrait donc en déduire que les joueurs sont en fait payés aux vues de leurs anciennes prestations et non pas de leurs « réelles » performances du moment. C’est pour cela que certains joueurs sont exagérément surpayés (Gilbert Arenas) et d’autres sous-payés (J.J. Barea par exemple, au vue de ses performances lors des derniers Playoffs 2011). Il suffit pour un joueur de réaliser la saison de sa vie juste avant de renégocier un nouveau contrat, et hop. Ce fut le cas de Rashard Lewis, David Lee, Joe Johnson et autres.
Pour éviter ce genre de désagrément, on pourrait donc imaginer une sorte de modèle « win-2-win ». C’est-à-dire un système où les joueurs seraient rémunérés en fonction de leurs résultats, plus ils gagnent de matchs, plus ils gagnent de l’argent.
Imaginons un budget moyen de 60.000.000 $ par équipe
Jusqu’à présent, le salary cap variait entre 55 et 58 millions de $ par an. C’est par raison de simplicité dans les calculs que ces chiffres ont été arrondi dans notre démonstration.
Donc 60 millions par an et par équipe… Qu’est-ce-que cela signifie vraiment ? Si l’on prend en compte qu’il y ait 30 équipes, cela fait un budget total d’environ 1.8 milliards de dollars de salaire. Pour se faire une idée, si tout était réparti de manière équitable entre les joueurs, cela donnerait 4.000.000 $ à chacun d’eux. Rien que ce chiffre en ferait baver pas mal d’entre nous…
Mais de toute manière, c’est totalement impossible d’imaginer le fait que Kobe soit payé autant que Luke Walton. Nous reviendrons sur le sujet des répartitions entre les joueurs plus tard.
Sachant qu’une saison complète génère 1230 rencontres, chaque match aurait donc un enjeu de 1 460 000 $ (=1,8 milliards/1230) à répartir entre les 2 équipes. Et c’est ici que ça devient intéressant d’analyser le système « win-2-win ». En effet, si les joueurs gagnent plus d’argent quand ils gagnent que lorsqu’ils perdent, cela insinue que la répartition des 1 460 000 $ serait mise à la faveur de l’équipe gagnante. Supposons donc ici le rapport suivant: 2/3 (~975 000$) pour les vainqueurs contre 1/3 (~485 000$) pour les perdants.
Avec ces valeurs, une équipe qui ferait une saison sans gagner aucun match générerait environs 40 000 000$ de revenu destinés aux salaires des joueurs. Ce qui correspond à un budget supérieur à ceux de Sacramento et de Minnesota.
Pour une équipe qui fait une saison correcte avec 41 victoires pour le même nombre de défaites, elle obtiendrait un budget salaire d’environs 60 000 000$. Ce qui correspond à un budget supérieur à ceux d’équipes comme le Thunder ou les Bulls.
Et prenons maintenant l’exemple d’un parcours sans faute, une équipe qui gagnerait toutes ses 82 rencontres de la saison accumulerait un pactole de plus de 80 000 000$ pour les salaires. Ce qui est énorme! il y a moins de 5 équipes qui pour l’instant sont au dessus de ce budget.
Avec ce modèle, les joueurs seraient vraiment payés en fonction de leurs performances. Car pour l’instant c’est loin d’être le cas. En effet, selon le magazine Forbes, la franchise des Bulls est la plus efficace rapport « Qualité/prix ». Et on peut facilement le calculer:
Sachant que le budget salaire de Chicago est de 52 000 000$ et qu’ils ont gagné 62 matchs la saison dernière, chaque match leur aura coûté 840 000$. Cela peut sembler énorme, mais ce n’est rien comparé à ce que chaque victoire a coûté au Magic l’année dernière. Ils avaient un budget de 88 000 000$ et ils ont gagné 10 victoires de moins que les Bulls, chaque victoire leur aura donc coûté 1 700 000$.
Maintenant si l’on devait calculer ces valeurs en fonction du modèle « Win-2-Win », Chicago aurait du avoir 70 000 000$ (62 x 975000 + 20 x 485000). Suivant le même raisonnement pour Orlando, on obtient 65 000 000$. En vue des résultats réalisés par les deux équipes la saison dernière, il serait en effet plus logique que les joueurs de Chicago soient mieux payés que ceux d’Orlando… Car c’est loin, très loin d’être le cas (évidemment ce système ne tient pas compte de toute forme de cote de popularité et d’attirance médiatique).
Au niveau des joueurs.
On pourrait ainsi imaginé que l’argent récolté par les équipes en cas de victoire (975 000$) ou de défaite (485 000$) soit réparti entre les différents joueurs en fonction de leur performance respective durant le match.
Un « tableau des performance » qui indiquerait la valeur de chaque prestation pourrait être mis sur pied. Les joueurs seraient payés par un salaire fixe plutôt bas complété avec des primes de matchs en fonction de ce tableau. Ainsi, quand la star de l’équipe n’est pas dans un bon match, mais qu’un joueur secondaire sort un gros match et qu’il fait gagné son équipe, c’est lui qui empocherait une plus grosse prime.







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PosterDunk.com Says:
J'avoue que c'est un peu tiré par les cheveux. Mais ça tient debout comme théorie…
Posted on novembre 1st, 2011 at 15 h 07 min
posterdunk Says:
Mais pour le coup, avec une telle répartition, le risque de jeu individuel va clairement augmenter. Si les joueurs sont payés à leur performance, on peut s'attendre à des actions individuelles plus que collectives !!
Posted on novembre 2nd, 2011 at 11 h 12 min
Dirk Says:
Ça reste aussi injuste pour les bons joueurs qui sont bloqués dans une mauvaise équipe. Au hasard, Kevin Love, Deron Williams, John Wall… Il va aussi y avoir une favorisation du regroupement de stars dans une même équipe (NY – Miami…).
Posted on novembre 2nd, 2011 at 11 h 46 min
PosterDunk.com Says:
Bon je n'arrive plus à me connecter sur Intensedebate…
Mais pour répondre à Dirk:
C'est vrai que cela favoriserait ce genre de regroupement. Mais le système NBA actuel avec toutes ses clauses et ses exceptions sur le salary cap n'empêche pas vraiment l'attroupement de star.
Puis cette saison, on a bien vu que ce ne sont pas forcément les équipe "All star" qui gagnent le championnat.
Posted on novembre 2nd, 2011 at 12 h 18 min