Posterdunk’s library : Playing For Keeps
« C’était Dieu déguisé en Michael Jordan, » avait dit Bird après le match incroyable de Jordan (63 points) à Boston pendant les Playoffs de 1986. Et quand Dieu prend sa retraite, le monde fait une pause. C’est ce qui s’est passé le 13 janvier 1999.
En fait, Dieu est en quelque sorte moins admiré que Jordan, sportif le plus connu sur terre. Les aventuriers qui traversent le monde et les continents croisent toujours des gamins se promenant avec le 23 sur le maillot des Bulls. Les images de lui sont partout. Et il s’est toujours montré digne de cette destinée. En 1998, il intercepte le ballon puis rentre un shoot parfait pour sceller la victoire des Bulls en Finale NBA contre Utah. L’année suivante, le magazine FORTUNE a estimé l’économie générée autour du joueur pour un montant de 10 milliards, à quelques dollars près.
Faisant face à un travail énorme, l’auteur David Halberstam a tout mis dans ce livre appelé Playing for Keeps: Michael Jordan and the World He Made, racontant et décrivant ainsi tous les moments décisifs de la vie de MJ, qu’ils se soient passés sur les parquets ou dans les vestiaires.
Fasciné par le caractère et le personnage, Halberstam a tourné son livre autour des tics, des nuances du langage de Jordan, tous significatifs d’un point de vue psychologique. Les biographies et les portraits dressés dans le bouquin ressemblent à des paraboles bibliques : Jackson et Dean Smith sont décris comme des modèles d’intégrité, quand les agents et propriétaires subissent la critique de la corruption et des méfaits de l’argent. En fait, tout le livre se caractérise par une parabole paradoxale. Le fil rouge est que Jordan a fait se lever des foules, des fonds publicitaires et l’argent qui va avec, ce qui ne l’a pas corrompu lui, mais le sport auquel il jouait. Et depuis, toutes les stars qui ont voulu lui succéder, avec leurs contrats pubs ou équipementiers, n’ont jamais atteint le niveau de travail et de discipline que Jordan s’infligeait.
Jordan apparait comme simple dans l’essence, mais complexe dans le contexte. Simple, car il n’a eu qu’une seule envie : être meilleur que les autres, gagner, et se montrer bien au dessus. Il suffit de lire The Jordan’s rules, que nous vous avions déjà présenté, pour se rendre compte de son intégrité et de son envie d’être loin devant, tant à l’entrainement qu’en match. Mais tout ce travail n’a été récompensé sur l’instant que par de nouvelles entreprises, de nouvelles idées commerciales, des pitreries et des augmentations du prix des places. Un business comme un autre, révolutionnant le secteur concerné.
En fait, Jordan a toujours détesté le United Center de Chicago, qui est venu remplacé dans les années 90 le bien-aimé Chicago Stadium. Pourtant, il a toujours soigneusement évité la controverse, signant tous les jours de nouveaux contrats et dessinant lui même les contours de son image commerciale.
À la fin, ce dont le monde se souvient et se souviendra longtemps encore, c’est la beauté de son talent. Pour Phil Jackson et d’autres, Jordan a fait du basket un art avec le génie d’un Michel-Ange. Cette comparaison est parfaite : les artistes de la Renaissance n’était pas que des travailleurs acharnés, mais aussi de féroces compétiteurs. Comme Jordan.




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Teto Says:
Il n'est dispo qu'en anglais ?
Posted on février 9th, 2012 at 17 h 38 min
InYourDirk Says:
oui malheureusement
Posted on février 9th, 2012 at 17 h 44 min