Preview NBA 2012-2013: Rookie of the Year
Le titre de Rookie of the Year désigne le meilleur débutant de la NBA. Petite précision, on parle bien ici de la première année jouée, et non de l’année suivant la draft. Dans la plupart des cas, ce sont les mêmes années, mais parfois, il arrive que celles-ci diffèrent. Demandez donc à Blake Griffin.
Précédent vainqueur : Kyrie Irving
Autant le résultat de l’an dernier laissait peu de doutes avec le sacre du meneur de Cleveland, Kyrie Irving, autant cette année rien n’est moins sûr. Cette cuvée a du talent plein les mains (sans enlever de crédit aux précédentes), et regorge de potentiels candidats au titre de débutant de l’année.
Petit coup d’œil sur les deux prétendants possibles :
- Damian Lillard, des Portland Trailblazers
- Anthony Davis, des New Orleans Hornets
Petite explication sur les absences de certains draftés:
Jeremy Lamb ne fait effectivement pas partie de cette liste. Le rookie des Rockets est un garçon talentueux, il n’y a rien à redire là-dessus. Scoreur exceptionnel, et bon défenseur, on pourrait dire que le garçon est un Kevin Martin en plus complet. Seulement le voilà le problème, Kevin Martin. Malgré son unidimensionnalité, Martin reste un scoreur régulier et capable de coup de chaud sans précédent. Lamb explosera. Mais pas cette saison.
Thomas Robinson est absent aussi de cette liste. Malgré le fait qu’il soit l’un des rookies les plus NBA-Ready, Robinson nous paraît trop limité offensivement pour peser sur toute une saison. La preuve en est ses difficultés à se créer ses propres shoots. Même si il est certain qu’il dominera physiquement, le jeune intérieur sera barré par Demarcus Cousins (s’il n’est pas tradé d’ici là). Dans tous les cas, la raquette des Kings a de l’avenir. Et un bel.
Le rookie des Warriors, Harrison Barnes, ne sera pas Rookie of the Year. Et pourtant, le garçon a du talent plein les mains. Athlétique et swingman, le première année est capable de se créer ses propres situations offensives. Aussi bon de l’autre côté du terrain, Barnes sera très certainement l’ailier qu’il manquait à Golden State. Mais la présence à ses côtés de Stephen Curry, David Lee, Andrew Bogut et consort font de lui la 4ème, voire 5ème option en attaque. Difficile de se mettre en lumière à côté d’autant d’étoiles.
Michael Kidd-Gilchrist absent de cette liste ? Oui. Lui n’aura aucun souci de temps de jeu. Dans le bordel ambulant que sont les Bobcats, MKG devrait pouvoir montrer ses capacités. Seulement, celles-ci nous paraissent moins pesantes que les deux cités pour le titre. Excellent défenseur, avec des mains rapides, le rookie aura au moins un impact d’un côté du terrain. Il l’est tout aussi lorsqu’il s’agit de monter au cercle. Mais dans le marasme des Bobcats, verra-t-on un lueur d’espoir se montrer… ?
Bradley Beal, l’arrière des Washington Wizards est aussi absent de cette liste. En effet, l’annonce de Randy Wittman d’utiliser le rookie en sortie de banc plombe les chances de Beal d’accéder au titre de ROY. Même si des bonnes performances en sortie de banc n’excluent pas une sélection en NBA Rookie Team (cf. Ben Gordon en 2004). Considéré comme le meilleur shooter de cette draft, Beal n’est pas qu’un scoreur puisque son sens de l’anticipation en fait un intercepteur féroce. Il sera assurément dans la course au titre, même si les deux autres ont de l’avance.
Passons maintenant du côté des prétendants… Vu le talent des garçons, et les situations dans lesquelles leur franchise respective sont, les deux rookies ont toutes leurs chances de remporter le titre de Rookie of the Year.
Honneur au plus petit des deux, Damian Lillard, le meneur rookie des Portland Trailblazers. On peut le dire, il a tout atomisé en Summer Leagues, pour preuve des statistiques sympathiques à regarder : 26,5 points, 4 rebonds, 5,3 assists en 33 minutes de jeu. Denver, Houston, Atlanta et New Orleans n’ont rien compris. Le sixième choix de la draft n’est pourtant pas sorti de nul part. Tournant à plus de 24 points de moyenne lors de sa dernière année avec les Wildcats, le meneur de 22 ans a de la patate dans les jambes. Quelques efforts au shoot, et sur la gestion de la balle seront à effectuer, mais globalement, les Blazers tiennent leur meneur pour les années à venir. Parlons justement de cette équipe. En pleine reconstruction, les Blazers ne proposent pas de véritable concurrence au poste de meneur à Lillard. L’ancien Wildcats aura donc toutes les occasions de montrer ses talents de finisseur et de créateur. Au côté d’Aldridge, on a hâte d’observer les pick & rolls que les deux joueurs proposeront… Avec du temps de jeu et une situation favorable à son explosion, Lillard a toutes les cartes en main pour rafler le titre de meilleur débutant.
Anthony Davis. Ce nom est dans toutes les bouches des fans des Hornets. Et pour cause, le gamin de Chicago a raflé tout ce qu’il pouvait rafler ces derniers mois. Champion universitaire avec Kentuchy, MOP du tournoi universitaire, Défenseur de l’année en NCAA, All-American, et pour couronner le tout, une médaille d’or aux Jeux Olympiques avec Team USA. A à peine 20 ans, son palmarès individuel et collectif est déjà bien garni. Mais si l’intérieur a un palmarès si riche, c’est aussi parce qu’il est talentueux. Machine à contres, il tournait l’an passé en NCAA à quasiment 5 blocks par match ! Ajoutez une interception, et vous avez le meilleur défenseur universitaire. Ayant commencé le basket en tant que meneur (il a eu une croissance tardive), l’intérieur a un dribble plus correct, et peut shooter, à un pourcentage certes aléatoire. On observera tout de même son adaptation offensive au niveau NBA, où son niveau physique ne fera cette fois-ci pas une grande différence. Les Hornets l’ont choisi parce qu’il était le meilleur. Il faudra tout de même attendre avant que les Frelons ne retrouvent un standing correct. Car Davis apportera tout d’abord un écho défensif.
Avis de Posterdunk :
2 rookies opposés. L’un est une pépite en attaque, l’autre un dernier rempart de premier ordre. A vrai dire, le choix est difficile. Mais on opte tout de même pour le joueur au mono-sourcil. Ses qualités défensives lui permettront de maintenir un niveau de jeu correct. L’attaque viendra en cours de saison. Avec des shooters comme Gordon ou Anderson, les secondes chances seront légions. A Davis de prendre sa chance lorsqu’il le peut. Les grandes épaules de Davis seront-elles assez solides pour supporter toute la hype que sa carrière universitaire a engendré ?
Pour Lillard, on ne remet pas en cause le niveau de jeu du garçon. Mais la franchise est maudite. Chaque bon joueur passé par la ville de l’Oregon a eu un pépin physique (on touche du bois pour Batum et Aldridge). En tant que meneur de jeu, la pression sera d’autant plus grande, car si le jeu ne tourne pas, il sera le premier pointé du doigt… On sait Lillard capable de scorer. Qu’en est-il de distribuer ?



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