Preview NBA 2012-2013: Most Valuable Player
Dernier trophée pour les joueurs, certainement le plus envié de tous : celui de MVP de la NBA. Celui qui récompense le meilleur joueur du monde. Après le ROY, le MIP, le 6M et le DPOTY, coup de zoom sur le Most Valuable Player.
Dans cette preview, pas de liste de prétendants possibles. A vrai dire, on ne voit pas trop comment le trophée pourrait échapper à LeBron James. Et puis, même si on devait citer des prétendants, il n’y en a effectivement qu’un seul qui puisse lui tenir la dragée haute, son comparse de Team USA, Kevin Durant. On ne se tromperait pas beaucoup en citant l’un ou l’autre, car si l’un n’est pas couronné, ce sera forcément l’autre.
Concrètement, qu’est-ce qui pourrait empêcher James d’empocher son quatrième trophée ? Il existe plusieurs raisons.
La première, c’est la blessure. On touche du bois pour l’ailier du Heat bien entendu. Mais vu les années marathon que le champion olympique se tape, il ne serait pas étonnant qu’une petite blessure apparaisse. Certes moins utilisé qu’à Cleveland, James a vu son temps jeu fortement augmenté en playoffs (de 37,5min à 42,7min). Ajoutez à cela l’été olympique et un probable back-to-back, et vous avez un temps de repos réduit à peau de chagrin pour les deux dernières années.
La seconde, et elle est beaucoup plus subtile, c’est le boycott des journalistes. En effet, depuis l’intronisation du titre de MVP, seulement trois joueurs ont réussi le triplé en continu, et il s’agit de Bill Russell, Wilt Chamberlain et Larry Bird. Ça commence à dater. De plus, James aurait déjà pu (du ?) décrocher le triplé, en 201-2011, où Derrick Rose fut élu. En effet, cette année, les statistiques de James n’étaient pas inférieures à celles qu’il a postées l’an dernier. Et pourtant, le trophée lui a échappé. Alors, certes, la saison des Bulls et celle de leur meneur a été extraordinaire. Mais on ne peut s’empêcher de penser qu’il y a une pointe de politique là-dedans (The Decision, les débuts hésitants du Heat).
La troisième, mais on n’y croit pas trop, c’est une saison mi-figue mi-raison du Heat. C’est-à-dire, une saison qui se termine autrement que par une première place de la NBA (ou au minimum de la Conférence Est).
Voilà les principales raisons qui feraient que le trophée de MVP échappe à LeBron James. Mais, bien entendu, ils en existent en sa faveur.
Il a gagné le titre. Et ce poids qu’il portait sur ses épaules depuis sa draft en 2003 a disparu. LeBron jouera l’esprit libre, ce qui, il faut l’avouer, est un peu effrayant. Ensuite, il est au sommet de son art. L’ailier du Heat va fêter ses 28 ans le 30 décembre. Il rentre donc dans la meilleure période sa carrière, que ce soit physiquement, techniquement ou mentalement. Effrayant… Sur le plan collectif, James est entouré de shooters. Le recrutement de Ray Allen et Rashard Lewis n’arrange pas les affaires des adversaires du Heat, qui se devront de surveiller une armée de francs-tireurs.
Assez pour faire ce que jamais personne n’a fait jusqu’à présent ? C’est-à-dire MVP, Champion NBA, MVP des Finales, Champion Olympique, MVP ? (et peut être plus…)
Et vous ? Qui voyez-vous MVP cette année ?




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