Tamaash Chronicle Episode IV: Basketteur sur le parquet, mais pas que.
Ils sont trop riches, gagnent trop d’argent, jouent les divas, voire les casses-couilles. Et pourtant, les joueurs NBA n’en restent pas moins des personnes, des humains, des Hommes. Alors bien sûr, les plus casse-bonbons (tu la pas vu venir celle-là, hein ?) diront que c’est avant tout pour leur image, que c’est du marketing. Peut-être. On s’en fout. La question n’est pas là. Ils le font, et c’est bien. Qu’est-ce qui les pousse à le faire ? Ils gagnent des millions. Ce n’est pas une critique, une insulte, une amende qui les effraient.
La NBA est un business, on l’a tous compris. Une véritable manne financière, où des athlètes starifiés très jeunes, très tôt (trop tôt, mais ça, c’est un autre débat), applaudis, glorifiés, sucés mais qui, malgré tout, n’hésitent pas à donner un peu de leur temps et de leur personne.
Vous l’avez compris, aujourd’hui, ma Tamaash Chronicle sera un peu différente des trois premières. Plus sérieuse, plus développée (quoique), plus structurée. Et aujourd’hui, on ne rigole plus. Terminée la franche rigolade. Silence dans la salle. Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de NBA Cares, mais pas que. J’ai envie de vous parler de tout ce que les joueurs, équipes, staff font pour aider les populations locales, financer des projets, du temps qu’ils consacrent aux enfants, aux plus défavorisés. C’est aussi bien pour nous, nous qui râlons parce que le stream du match Bobcats-Wizards est pourri et saute sans arrêts. Nous qui râlons parce les Mavericks ont gagné le titre. Heureusement, les joueurs ont conscience (l’obligation parfois, je l’entends) qu’il existe plus défavorisé, qu’il existe plus mal en point. Et que ces mêmes joueurs, millionnaires, milliardaires, cocus ou pas n’hésitent pas à aller au bout du monde pour simplement filer le sourire à des gosses pauvres.
A vrai dire, c’est la dernière sortie médiatique de Kevin Love qui m’a inspiré ce sujet. Je me suis foutu de lui parce qu’il a la fâcheuse tendance à faire n’importe quoi avec ses cheveux/poils en tous genres. Mais le geste est beau, et la manière très décalée. Vous n’êtes certainement pas passés à côté de celle-ci d’ailleurs. Se faire raser la tête pour récolter des fonds pour la lutte contre le cancer du sein, plutôt originale comme idée.
Pour vous faire un rapide résumé de l’opération menée par l’intérieur des Wolves et du receveur des Cardinals, Larry Fitzgerald :
A chaque partage/like/vue/bisou/bycliclette de la vidéo, les 2 athlètes feront don de 25 cents aux fondations qu’ils supportent. Pour Love, c’est à sa travers sa fondation SpreadLove qu’il supportera Bright Pink. Pour Fitzgerald, ses dons iront à l’American Center Society/ Banner MD Anderson Cancer Center. Le but ? Récolter 250.000$ pour la lutte contre le cancer du sein. A titre d’information, Love a signé un contrat de plus de 60 millions sur 4 ans avec les Wolves, Fitzgerald ayant lui signé pour 120 millions sur 8 ans.
En l’espace de 2 jours, on peut dire que la vidéo est pour le moment une belle réussite. Si on fait un peu nos stars en math’, on remarque plus de 125.000 vues (125.786). Une levée de 62.893$ donc. Sans compter likes, tweets, etc.
Et puisqu’on est cool chez Posterdunk (surtout moi en fait), on vous remet la vidéo. Juste pour la plaisir (J. Bieber, prends en de la graine capillaire mon con).
Dans un tout autre registre, mais toujours pour la même cause, on retrouve Marc Gasol. L’homme à la détente de 22 cm a en effet aussi marqué le coup pour apporter son aide à la lutte contre le cancer du sein. Mais celle-ci est beaucoup plus subtile. En effet, lors de la première mi-temps contre le Magic d’Orlando en pré-saison (je vous rappelle que la pré-saison ne sert à rien, ou presque), le pivot espagnol de Memphis a porté des baskets roses, pour sensibiliser à la détection du cancer du sein. Beau geste, surtout quand on sait que Marco, c’est pas trop le genre à faire des vagues chaussurement parlant. Marco, c’est un mec simple, qui mange des pâtes Barilla sans sauce. Alors du coup, quand on voit Marco avec des pompes roses, et que c’est pour la bonne cause, alors on dit bravo monsieur.
Bien sûr, on ne peut pas parler d’aide, de don (monétaire ou don de soi) dans le basket sans parler de NBA Cares. Lancé en octobre 2005, ce programme NBA vient en aide aux populations défavorisées à travers l’action de ses franchises, ses joueurs, dirigeants. Depuis sa création, NBA Cares, c’est 302,000 heures d’aide aux personnes en difficulté, 50 millions de $ récoltés et plus de 170 places où familles et enfants peuvent vivre, apprendre et jouer.
Un exemple de l’action de NBA Cares ? En 2010, la petite île d’Haïti a été violemment frappée par un tremblement de terre. Moins d’une semaine après la catastrophe, la NBA et ses propriétaires ont fait don d’un million de dollars à l’Unicef et d’autres organisations. De son côté, Samuel Dalembert, seul haïtien évoluant en NBA a multiplié les actions pour venir en aide à son pays d’origine. D’abord donateur d’un chèque de 100000 $, le pivot a ensuite mené plusieurs actions pour sensibiliser le public américain au don.
La NBA, c’est aussi un trophée, celui du J. Walter Kennedy Citizenship Award, récompense annuelle portant le deuxième commissaire de la ligue. Il honore un joueur, un entraîneur, pour ses services rendus à la communauté et aux personnes en difficultés. Le titre appartient depuis 2 ans aux Lakers. L’an dernier, Pau Gasol avait remporté le trophée (parce qu’il avait soutenu une action contre la stigmatisation des ballerines latines). Plus étonnant, Ron Artest (pas encore MWP) avait été élu, notamment pour son action sur la sensibilisation des maladies mentales, récoltant notamment plus de 600,000$ pour la recherche de traitements et de solutions. Bravo Ronron.
On râle beaucoup sur ces trop riches, sur ces trop orgueilleux. Mais ils donnent, de l’argent surtout. Mais ils donnent. Pour se donner bonne conscience et une bonne image. Peut-être. Encore une fois, là n’est pas la question. Le plus important, c’est que des plus défavorisés en profitent.
Je vous donne rendez-vous mardi, pour une nouvelle chronique (oui, j’étais en retard pour celle-ci, mais l’amour n’a pas d’heure).





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